Mon agoraphobie et ma TCC

Bonjour à toutes et à tous !

Aujourd’hui, je vais vous parler de mon agoraphobie, et du début de ma thérapie cognitive-comportementale. Cet article est le premier d’une série. J’aimerai vous raconter séance après séance ma thérapie, les effets positifs, et on espère, surtout la résolution de mon problème !

Mais tout d’abord, commençons par le commencement, en vous parlant de mon agoraphobie.

Selon le site anxiete.fr , l’agoraphobie est  » la peur des lieux d’où il serait difficile ou gênant de s’échapper ou d’être secouru « 

Comment je me suis découvert agoraphobe ?

Je pense être agoraphobe depuis à peu près 2 ans mais je ne le savais pas. Je suis allée voire une psychologue fin décembre car mes crises d’angoisses commencent à me gâcher la vie et c’est à ce moment là qu’elle m’a indiqué que j’étais agoraphobe.

Pour moi, l’agoraphobie, c’était la peur de la foule et c’est tout. Mes crises d’angoisses ne se manifestent pas lors d’une foule, que je croise de toute manière pas très souvent, du coup, pour moi l’agoraphobie ne me touchait pas du tout.

Mais il s’avère que j’avais tort.

La première manifestation s’est fait dans les transports en commun. Je me sens enfermée tout le temps. Si il y a du monde je ne rentre même pas dedans. C’est ma seule manifestation depuis à peu près deux ans.

Mais elles commencent à se manifester ailleurs. Par exemple, je suis à la Fnac. J’adore les livres. Je vais donc au troisième étage, où se trouve les livres. La sortie pour moi se trouve loin, puisque elle est au rez de chaussé. Et la, je commence à paniquer. Je suis trop loin de « l’air frais ». J’étouffe et la crise se déclenche.

Elles peuvent aussi se manifester lorsque je fais mes courses. S’il y a du monde, c’est inévitable. Si je m’éloigne de la sortie, par exemple, l’espace alimentation dans mon monoprix ou Auchan est au sous-sol, je panique, je me sens enfermée, loin l’air encore une fois. Elles se déclenchent aussi dans la queue. Le fait d’attendre, de ne pas contrôler ma liberté de sortir me sécuriser m’angoisse.

Mais là où j’ai eu un déclic, où je me suis dit que ce n’était pas vivable, c’est lorsque je suis allée au cinéma mi-décembre. J’ai angoissé, j’ai fait une grosse crise d’angoisse pendant tout le film. Je me sentais enfermée, loin de la sortie, bloquée. Donc maintenant, aller au cinéma, activité en temps normal, que j’adore, est mission quasi impossible.

Le plus compliqué, c’est que je commence à prévoir mes scénarios pour éviter tout cela. C’est à dire que je ne sors qu’aux heures où il y a personne. Je ne prends plus les transports en commun. Au cinéma, nous y sommes retournées, je me suis mise juste à côté de la sortie. Mais ce n’est absolument pas ce qu’il faut faire, cela nourrit la phobie.

C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’aller voir une psychologue. Je n’arrive plus à me rationnaliser, à me contrôler, j’ai donc besoin d’aide pour qu’elle me guide.

Et le « verdict » tombe : je suis agoraphobe.

J’ai eu de la chance, je suis tombée du premier coup sur une psychologue au top, très compréhensive, à l’écoute, gentille…

Elle m’a alors expliqué que j’étais agoraphobe. Elle m’a donc expliqué que nous allions, si j’étais d’accord, commencer une thérapie cognitive-comportementale (une TCC).

Elle m’a expliqué qu’ensemble, nous allions essayer de comprendre mes pensées par rapport à mes crises. En effet, selon elle, ce ne sont pas les lieux qui me provoquent les crises, mais mes pensées et croyances associées à ces lieux. C’est la partie cognitive. Au niveau comportementale, elle me fera faire des exercices entre les séances pour que je n’ai plus ces crises.

Je vulgarise grandement, si le sujet vous intéresse je vous invite à faire des recherches sur internet. Je suis pas psychologue, et encore moins formée sur la TCC, je ne voudrai pas dire de bêtises !

Ma première séance et mon premier exercice :

Lors de ma première séance thérapeutique, la psychologue m’a fait raconter toute ma vie, les événements marquants de ma vie et mes ressentis. Le but étant de me connaître plus en détail, de me comprendre je suppose, et de comprendre surtout comment je fonctionne face aux événements.

Mon exercice est que pendant un mois, je dois écrire un journal de bord tous les jours. Je dois y décrire mes sentiments, pourquoi je les ai, qu’est ce que les a déclenché, comment s’est allé mieux. Je dois bien sur y écrire mes éventuelles crises d’angoisses, qu’est ce qui les a déclenché et comment elles sont passées.

Mes premiers ressentis :

Après cette séance, je me suis senti vidée. J’étais exténuée. J’ai vécu une semaine assez stressante, et j’ai l’impression d’avoir enlevé toutes les pensées négatives de mon esprit après cette séance. J’avais juste envie de dormir.

J’espère que ces séances vont m’aider à guérir. Je me sens un peu mieux, j’ai plus confiance en moi et je travaille beaucoup sur la pensée positive.

La suite au prochain épisode. Ce sera début février.

Et vous, avez-vous déjà suivie une TCC ? Est-ce que cela a fonctionné pour vous ?

A très vite

Pauline

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s