L’insomnie : comment s’en sortir ?

Bonjour,

Aujourd’hui, je vais vous parler de l’insomnie.

Elle est très souvent la compagne de la dépression et des angoisses.

Mal prise en charge, elle peut être dangereuse, et vraiment gâcher la vie d’une personne.

Je vais d’abord vous présenter de manière générale ce qu’est l’insomnie, je vais vous parler de ma relation avec mes insomnies, et enfin, les solutions pour ne plus en souffrir.

L’insomnie est le trouble du sommeil le plus fréquent. Elle se caractérise par un manque de sommeil ou un sommeil de mauvaise qualité qui impacte sur les activités du quotidien. Lorsqu’elle est chronique, l’insomnie peut être provoquée par le stress, l’anxiété ou la dépression ou par une maladie (Sciences et avenir ).

30 à 40 % des français sont confrontés à l’insomnie à un moment ou à un autre de leur vie dont 10 % présentent une forme sévère ( France Insomnie ).

Il existe plusieurs types de manifestation de l’insomnie.

  •  Il y a d’abord le fait de ne pas pouvoir s’endormir ( le plus connu certainement)
  • Un ou plusieurs réveils nocturnes avec difficultés à s’endormir
  • Des réveils très précoces et l’incapacité de se rendormir

L’insomnie cause de la nervosité, des difficultés de concentrations, une humeur sensible, stress et angoisse plus présents et bien évidemment, de la fatigue.

Depuis toute petite, j’ai toujours eu des difficultés à aller m’endormir. J’avais peur du noir, des « monstres », des fantômes, des voleurs. C’était une torture d’être seule dans ma chambre.

 Mais mes vraies insomnies ont commencé vers l’âge de 12 ans. Je me réveillais toujours aux alentours de 2h du matin, en étant persuadée que j’étais malade. Je n’arrivais à me rendormir qu’aux alentours de 4h du matin.

Je n’ai jamais eu de soucis pour me réveiller pour aller au collège. Mais il est vrai que cette période n’était vraiment pas évidente. J’étais fatiguée tout le temps. J’étais une très bonne élève, et lors de cette période d’insomnies, j’étais devenue à la limite de l’insolence, et surtout de la bêtise avec mes professeurs. Mes notes ont baissé. De 17 de moyenne, j’étais passé à 12. Je n’en ai parlé à personne. Personne ne savait ce que je vivais. Ce qui est un peu idiot. Si j’en avais parlé à ma famille, ils auraient certainement pu m’aider. Mais, j’avais décidé que c’était MON problème, je voulais m’en sortir toute seule.

Cette période a duré 1 an et demi. Elle s’est arrêtée du jour au lendemain, comme elle est arrivée. Je crois qu’un jour je me suis dit « ça suffit maintenant, arrête d’avoir peur d’être malade, ce n’est pas grave, reprends-toi », et cela s’est arrêté.

Mes insomnies sont revenues ensuite à mes 16 – 17 ans. C’est à cet âge que j’ai fais ma dépression. Mes insomnies et ma dépression étaient liées. Mes insomnies ont aggravé ma dépression. Je ne sais pas si la dépression était la cause de mes insomnies.

Mes insomnies se manifestaient par l’incapacité de pouvoir m’endormir. J’avais beau être la plus fatiguée possible, je n’arrivais pas à m’endormir. J’arrivais à faire des micro-siestes la journée de 20-30 minutes, mais le soir rien. C’était l’année du bac. C’était très dur moralement pour moi, puisque je détestais le lycée et je n’avais qu’une envie : en partir. Mais pour en partir, je devais avoir mon bac, et mes insomnies commençaient vraiment à m’handicaper dans mes études. Je détestais avoir des mauvaises notes, j’ai le sale caractère de vouloir toujours être la meilleure. Et le fait de ne pas pouvoir faire de mon mieux à cause de ma fatigue aggravait les choses.

Mes insomnies causaient en moi un grand stress, une grande angoisse mais surtout, une très grande colère et irritabilité. Je ne supportais plus rien. J’étais très agressive. Et moi qui arrivait toujours à aller en cours malgré mes très petites heures de sommeil, je commençais à ne plus y arriver. Je me réveillais de plus en plus en pleurs tellement j’étais fatiguée.

Je ne m’en sortais pas. Il est vrai, encore une fois, que j’en ai parlé à personne. Ma mère savait que j’avais des problèmes de sommeil, mais pas à ce point. J’étais seule dans ma galère, à ne pas savoir comment faire pour m’en sortir.

Et vint le « drame ». Un vendredi matin, en cours de philosophie, après une énième insomnie, je me suis écroulée en pleurs. Personne n’a compris. De façade, j’étais une fille très joyeuse, qui aide ses amies, qui fait rire les gens, qui donnent la bonne humeur. Et là, bam, une énorme crise de pleurs. J’étais incontrôlable et inconsolable. Je suis allée à l’infirmerie du lycée. L’infirmière a été très attentive. C’est elle qui m’a dit que j’étais en dépression et que mes insomnies n’arrangeaient rien. Elle m’a donné du Xanax (une petite dose) et m’a fait dormir dans un lit. Et là, j’ai dormi 3 heures, puis je suis rentrée chez moi avec mes grands-parents, morts d’inquiétude.

Le lendemain, j’étais chez le psychiatre pour régler cela.

Encore aujourd’hui, je suis sujette aux insomnies, mais je sais beaucoup mieux les gérer.

Le psychiatre m’a tout de suite donné des somnifères. Il est vrai que c’est très « pratique » les somnifères. On s’endort tout de suite. Mais moi, je n’ai jamais vraiment aimé cela. Cela me donnait des hallucinations avant de dormir. Et j’avais l’impression que j’avais un sommeil « artificiel ». Je n’avais pas l’impression de rêver. Mais malheureusement, j’étais trop « atteinte » pour m’en passer. J’en avais besoin. Je voulais accepter de les prendre jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat. Au final, je les ai pris pendant presque un an, c’est-à-dire 4 mois en plus après l’obtention de mon bac. En réalité, il y a une accoutumance qui se créée. J’avais fais des tests, de ne pas en prendre quelques nuits. Mais j’étais de nouveau incapable de m’endormir. J’étais accro aux somnifères, puisque j’estimais que sans eux, je n’arrivais pas à dormir.

C’est mon copain actuel, que je venais de rencontrer qui m’a « forcé » à les arrêter. Une nuit, j’étais en pleine hallucination après avoir pris mon somnifère, et apparemment je lui racontais que je pouvais sauter du balcon etc. Le lendemain il m’a dit « je ne veux plus que tu prennes de somnifères » en me racontant. Cela m’a fait un electro-choque et j’ai décidé de soigner mes insomnies de manières naturelles.

Ce fut un long chemin de recherche, de test. Tout ce que j’ai pu trouver sur internet à l’époque est « il faut avoir un mode de vie sain, pas d’écrans, pas de tabac, pas d’horaires irrégulières etc ». Je suis d’accord, mais soyons honnêtes, ce n’est pas toujours si simple. On est tous sur nos écrans. Les horaires sont variables. J’ai essayé de trouver des solutions indépendamment de ces premiers conseils.

Voici mes conseils pour s’en sortir ou mieux vivre avec. Ils sont complémentaires, mais peuvent aussi être pris individuellement:

  • Premier conseil INDISPENSABLE : En parler. Il faut vous faire aider de vos proches/docteurs. Il ne faut pas que vous vous enfermiez seuls dans cette galère. A plusieurs, nous sommes plus forts. Laissez les autres vous apporter leur aide.
  • Il faut se créer un vrai rituel le soir. Il faut se réconcilier avec son lit. Il faut vous créer un rituel dans votre lit avant le coucher. Faire quelque chose qui vous apporte du bonheur, ou de l’apaisement avant de fermer les yeux. On vous dira d’éviter les écrans, donc bien évidemment, le mieux est de lire un livre, un magazine. Mais honnêtement, moi ce qui fonctionne, c’est un épisode de friends, ou How I Met Your Mother sur Netflix sur mon téléphone avant de fermer les yeux. Des fois même cela m’endort. Cela me permet d’éviter de penser et je m’endors. Vous pouvez aussi écouter de la musique ou bien encore un podcast.
  • Un exercice de respiration : vous inspirez avec votre nez le plus possible. Vous retenez votre respiration pendant 5 secondes. Vous expirez ensuite lentement. Il faut le faire 5 à 10 fois.
  • Ne pas stresser. C’est-à-dire ne pas s’enfermer dans un cercle vicieux d’avoir peur d’aller se coucher alors qu’on y est pas arriver la nuit d’avant. Il faut lâcher prise. Alors vous allez me dire « facile à dire, pas à faire ». Je suis entièrement d’accord. Pour savoir lâcher prise, il faut savoir ou apprendre à méditer. J’y reviendrai dans un prochain article.
  • Lâcher prise face à l’insomnie présente. Même si le lendemain vous travaillez, avez cours, un rendez-vous important. En ruminant la chose, vous aggravez la chose. Le mieux, c’est de sortir de son lit et de faire autre chose. Allez dans le salon, lire, regarder la télévision, chanter, danser. Il faut « accueillir » cette insomnie. Le plus souvent vous ressentirez une fatigue après avoir fait vos activités nocturnes, et vous pourrez jouir de quelques heures de sommeil. Le lendemain, essayer de vous caler quelques micro-siestes de 30 minutes qui seront réparatrices.
  • Si vos insomnies sont accompagnées, ou proviennent d’angoisses, de stress, de tristesse, de dépression etc. : Ecrivez. Chaque soir, avant d’aller dormir, videz tout votre sac dans un carnet, comme un journal intime. Ecrivez le déroulement de votre journée, comment vous vous êtes sentis, en détails. Videz votre cœur et surtout votre tête. Finissez pas écrire au moins trois choses qui ont été positives dans votre journée, qui vous ont apportés du baume au cœur. Dans l’idéal, écrivez deux ou trois choses à faire qui vous motivent pour le lendemain. Le but est de se coucher le/la plus apaisé/e possible.

Médicaments :

  • Si vraiment vous êtes dans un cas ou vous avez besoin d’une béquille en plus de solutions naturelles, je peux vous conseiller de prendre du Donormyl. Ce médicament m’a été conseillé par mon médecin généraliste pour ne pas prendre de somnifères. Ce n’est pas un somnifère. C’est un médicament sans ordonnance. C’est un antihistaminique (traitement contre les allergies) qui endort. Pour moi, cela fonctionne, mais le lendemain, je suis un peu lente ! C’est pratique pour dépanner.

Voilà, cet article est terminé. J’espère qu’il vous aura plu.

J’aimerai savoir si vous aussi vous avez souffert ou souffrez encore d’insomnies, et si oui, quelles ont été pour vous la ou les solutions?

Je vous retrouve très vite pour un prochain article.

Pauline

2 commentaires sur “L’insomnie : comment s’en sortir ?

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