Qui suis je ? Mon angoisse, ma dépression et mon hypersensibilité

Bonjour,

Aujourd’hui je vais vous parler de moi. Je vais vous parler de mon angoisse, de ma dépression et de mon hypersensibilité. J’ai essayé de vous décrire qui j’étais tout en restant la plus concise possible pour que ce ne soit pas trop long. Cet article est du coup découpé en trois parties.

Depuis que je suis toute petite, je suis très anxieuse. J’ai toujours eu des maux de ventre à chaque événement. J’ai toujours angoissée pour tout et n’importe quoi : pour la rentrée scolaire, pour une évaluation, pour un spectacle de danse etc. Je n’en dormais pas la nuit. Cela continue toujours dans ma vie d’adulte. Je suis angoissée pour tout et rien encore.

Mon angoisse est liée à mes nombreuses peurs ou phobies. Je vais vous exposer les principales, celles qui sont là quasiment tous les jours.

  • Celle qui a commencé vers 16 ans est la peur des transports en commun. Habitant en région parisienne, et maintenant à Paris, cette peur me gâche la vie. C’est une sorte d’agoraphobie/claustrophobie. En effet, je me sens bloquée dans les transports. S’il y a du monde, je suis incapable de monter dedans, et s’il se remplit quand je suis dedans, j’ai l’impression que je vais suffoquer, vomir, m’évanouir. Je suis capable de descendre à n’importe quelle station même si je ne suis pas à côté de mon lieu de chute tellement j’ai peur. C’est une catastrophe pour moi. Cela me bloque dans beaucoup de domaines. Je ne fais que chercher des alternatives, je me suis même mis au vélo pour cela. Mais quand je sais que je suis obligée de prendre un transport en commun car il n’y a pas d’autres choix, je ne dors pas la nuit avant et je ne pense qu’à cela en boucle.  Je ne sais pas d’où vient cette peur. A mes 16 ans, j’ai fait un malaise vagal dans le RER, je suis tombée par terre, et personne ne m’a aidé. Peut-être que cela vient de là, je ne sais pas…
  • Ma deuxième peur est la peur de vomir. C’est une horreur. En effet, c’est un cercle vicieux. Mes crises d’angoisse se manifeste ainsi : j’ai la nausée -> j’ai l’impression que je vais vomir et tomber par terre -> je panique -> je suffoque -> mon cœur bat à 100 à l’heure. Donc chaque crises d’angoisse s’intensifient par ma peur de vomir.
  • Ma troisième peur est liée à la deuxième qui est la peur de tomber dans les pommes. Je pense savoir d’où cette peur provient. Quand j’avais 10 ans approximativement, je suis allée dans un centre aquatique avec mes grands-parents. Mes grands-parents n’habitent pas à côté de chez moi, et étant fille unique, je faisais mes toboggans toute seule. Cependant, j’ai fait un malaise dans les escaliers d’un toboggan. Je ne savais pas à l’époque ce qu’était un malaise. D’un seul coup, je ne voyais plus rien. J’ai cru qu’il y avait un énorme problème. J’ai essayé de descendre, de partir, mais je ne voyais plus rien et je n’arrivais plus à bouger et je suis tombée. Ce n’étais qu’un petit malaise vagal à cause de la chaleur, mais j’en suis restée bêtement traumatisée.

Ce sont des peurs qui sont liées toutes les trois en soit. Quand je suis en forme j’arrive à sentir la crise d’angoisse arriver, et je peux la gérer. Mais quand je suis fatiguée, pas en forme, je ne sais pas la gérer. Je pleurs, et je suis déçue de ne pas avoir réussi à gérer.

Ce qui est d’autant plus dur, c’est que personne ne me comprends. Il m’est déjà arrivé de me faire engueuler parce que je panique trop. L’incompréhension des autres est très compliquée puisque j’essaye de me battre contre mes angoisses, mais je suis obligée, en plus, d’essayer de prendre sur moi pour ne pas « déranger« .

Parlons de ma dépression. Elle a été diagnostiquée à mes 17 ans, mais elle était là depuis longtemps. Malheureusement, j’ai été diagnostiqué bien tard. J’ai beaucoup trop intériorisée mes maux, et à mes 17 ans (le jour de mon anniversaire) j’ai pété un plomb. J’ai voulu sauté sous une voiture, qui était celle de ma mère. Le temps que ma thérapie et les médicaments fassent effet, j’enchaînais les crises de nerfs à hurler, pleurer, tout casser.

Alors, pourquoi j’ai été en dépression ? Je vais essayer d’être la plus brève possible.

  • J’ai grandi seule avec ma maman. Mes parents ont divorcé quand j’avais trois ans. Mon papa est un homme qui a eu une enfance très rude, il a été battu et humilié par son père. Il a fini alcoolique et il est bipolaire. Quand il est sobre, c’est un bon papa, et un homme très intelligent et intéressant. Quand il est malade, c’est un autre homme, qui se plaint, qui culpabilise les autres, qui est toxique. A mes 8 ans, je devais le retrouver au cinéma, et il est arrivé complètement saoul. L’image que j’en ai encore, c’est un zombie qui marche lentement, le dos courbé. Cela m’a traumatisé. Ma mère m’a pris et m’a vite ramené en voiture. Je pleurais à chaud de larmes d’avoir vu mon papa comme cela. Je ne voulais plus le voir après tout de suite. Il ne m’a plus donné de nouvelles jusqu’à mes 17 ans. ( Tout est lié…).
  • Au-delà de cela, j’ai été lourdement harcelé au collège. J’étais différente, et je cultivais ma différence. J’ai teins mes cheveux en noir corbeau en 5ème, j’étais fasciné par le maquillage, donc je me maquillais et cela dérangeait mes « camarades ». Et surtout, je suis très mince et grande. J’ai la taille « mannequin » sans le vouloir. Je ne grossis pas, même si je mange mal et que je ne fais pas de sport. C’était une fierté d’avoir ce corps. Je n’étais pas à l’aise avec mon visage, ayant des bagues et des lunettes mais j’étais fière de ce corps. Mais mon corps dérangeait. Je ne saurai trop dire pourquoi. Du coup, pendant mes 3 dernières années de collège, on me hurlait sans cesse « sale anorexique ». Je trouvais cela horrible, puisque je n’étais pas malade. Et puis surtout je me disais « mais imaginons que je sois anorexique, mes camarades ne m’aiderait pas mais m’insulterait à cause de mon trouble ». J’étais horrifiée par ces mots, ces « insultes », cette injustice.
  • En troisième, j’ai pris des formes, c’est-à-dire des fesses et un peu de sein. Cela a excité les jeunes garçons. Toute la journée on me touchait les fesses. C’est « marrant ». « Regarde Pauline l’effet que tu me fais ». Mais le pire, ce fut le jour où un garçon m’a mise à terre dans la cour de récréation. Tout le monde regardait en rigolant. Ce garçon m’a déshabillé et m’a touché les seins devant tout le monde. Cela m’a traumatisé aussi. Surtout, je pleurais, et je ne comprends pas pourquoi personne, ni même mes copines ne m’aidait.

Au lycée, tout ceci s’est calmé. Mais j’en suis restée traumatisée.

Voilà en bref ce qui a déclenché ma dépression. J’avais beaucoup de choses traumatisantes que j’avais enfoui en moi et tout a explosé.

Je ne suis pas entièrement guérie de ma dépression. J’ai aujourd’hui 23 ans. J’ai encore des séquelles, puisqu’entre mes 17 ans et mes 23 ans, beaucoup de choses se sont passées ! Mais cela va mieux tout de même. Le problème est que j’ai arrêté mes antidépresseurs et ma thérapie bien trop tôt puisque j’allais vraiment bien ( à ne pas reproduire ! ) et que cela m’est retombée dessus il n’y a pas longtemps.

J’essaye de tout faire pour ne pas reprendre les médicaments puisque je n’aime pas dépendre de médicaments pour ma santé mentale mais s’il n’y a pas d’autres choix, je le referai.

Hypersensibilité

L’hypersensibilité, le terme, je l’ai découvert il y a très peu de temps, mais cela a pris tout son sens et cela m’a aidé. J’ai compris que je l’étais et cela m’a permis d’avancer.

Il est vrai que ma famille m’a beaucoup dit « Pauline tu es hypersensible » mais de manière négative, comme un reproche.

Je ne savais pas que c’était une « pathologie » , que cela existait et qu’il fallait en prendre compte pour pouvoir bien l’exploiter.

J’ai beaucoup eu de reproches dans ma vie par rapport à cela. « Ne prends ça trop à cœur  » , « Arrête d’en faire des caisses » «  Tu pleurs encore »  etc.

J’ai toujours été très sensible. Au premier abord, je parais froide et fermée. Mais quand on me connait je suis extravertie.

Mais il est vrai que « ressens » trop les choses. J’ai du mal à lâcher prise. Je suis malheureusement pour le moment trop axé sur le négatif.

Quand un conflit naît, que je sois dedans ou non, m’impacte beaucoup trop. Je suis beaucoup trop en empathie je dirai. Je ressens la douleur, la tristesse, le désarroi des gens et je le prends pour moi. Il est vrai aussi que quand une bonne nouvelle éclate, quelle soit pour moi ou pour un autre, je suis très heureuse, comme une bouffée d’air frais de joie.

Je suis sensible à la musique, à la danse, aux arts en général sans avoir vraiment de talent là-dedans. J’ai du mal à l’expliquer, mais pour la musique notamment, je la ressens vraiment c’est très agréable.

Je suis beaucoup trop « à fleur de peau ». J’ai du mal à prendre des critiques. J’ai pu lire notamment qu’un hypersensible réagit très mal aux reproches, non pas par orgueil, mais du fait d’une fragilité identitaire.

Mon humeur est très sensible à mon environnement. J’ai du mal encore à contrôler cela. Un petit événement négatif va se produire et je peux être déprimée le reste de la journée. Si il y a trop de bruit, trop de monde, trop de stress, j’ai comme une impression que je peux « exploser » , cela m’impacte énormément ( et bien sûr, je vis à Paris aha ! )

Je suis en pleine recherche sur le sujet, j’apprends à me connaître à travers cette hypersensibilité découverte récemment. Ce sujet est trop peu connu encore à mon avis, et pourtant, cette hypersensibilité, si elle est bien gérée, peut apporter beaucoup de bien dans notre vie. Je reviendrai dessus beaucoup plus en détails dans de prochains articles.

J’espère que cet article vous aura plus. Le but étant de placer le contexte de qui je suis. Cet article peut paraître négatif car je ne vous parle pas encore des mes solutions/alternatives etc. Cela viendra dans les prochains articles. Je pense qu’il était important de vous expliquer en premier temps mon « passé psychologique » .

N’hésitez pas à me laisser un commentaire 🙂

A très vite

Pauline 🙂

3 commentaires sur “Qui suis je ? Mon angoisse, ma dépression et mon hypersensibilité

  1. Je trouves aussi que l’hypersensibilité un sujet dont on parle peu. Pourtant, je pense que ça pourrait aider pas mal de monde, pour mieux la vivre et n’en tirer que du positif. En ce moment, j’essaye d’apprivoiser ma tolérance au bruit, quand j’en ai une trop grande dose je le supportes assez mal. J’espère que je pourrais trouver une solution, je me vois mal me balader avec des boules Quies toute la journée 😅

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